Dimanche matin, un
coup de fil, du genre que l'on aime pas du tout, "Dadou est morte...", tombe sur nos
cœurs, comme une guillotine.
Cette amie adorée, comme dit ma compagne,
était l'incarnation de l'innocence et de la gentillesse, comme si le créateur envoyait
de temps en temps un ange en punition sur terre.
La mort d'une personne aussi aimable et aimée, surtout quand elle est si soudaine, nous paraît si injuste, "il y a tant de salaups qui vivent centenaires..."
Et puis, la sagesse revient et chasse l'émotion...les belles paroles à l'église, la chaleur des amis... "Serions nous en chemin de Vérité sans la Mort ??"
La mort nous
rappelle le coté éphémère de notre propre existence, nous ne sommes rien,
simplement des formes qui s'agitent, fragiles chandelles amoureuses de leur
flamme.
"Où va la flamme d'une bougie quand elle s'éteint? " Phrase de
Swamiji à qui on demandait ce qu'il deviendrait après sa mort.
La
réponse n'existe pas, du moins au niveau habituel de l'homme identifié à sa
forme.
Pour le sage éveillé, il n'y a plus de moi, ni de toi, ni de monde, tout est
LUI, tout est UN... il EST
"Dadou n'est jamais venue, elle n'est jamais
partie..."
Spiritualité en occident
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