Souvenons-nous sans cesse de la mort, dit Hésycnius (Ve siècle). Ce souvenir détermine l'exclusion de tout vain souci, la garde de l'esprif et la prière constante, le détachement du corps, la haine du péché, à vrai dire toute vertu agissante naît d'elle. Pratiquons-la, s'il est possible, comme nous respirons».
Cette pratique de la mort incessante est la pratique même de la vie en plénitude, de la résurrection dès maintenant.
«Celui qui ne vit pas avec la mort tous les jours, ne vit pas du tout» dit Graf Durckheim, ce sage de notre temps ; «ne vit vraiment que celui qui sait vraiment mourir... Il n'y a finalement pas de Joie hors de la mort».
Mourir n'est une obsession macabre et désespérante aue pour celui qui est encore prisonnier de lui-même et de son avoir, de son moi psychique et mondain. Mais celui qui s'exerce à la mort plonge dans son esprit qui, lui, ne peut plus mourir depuis que le Christ l'a sauvé ; le soleil a-t-il peur de la nuit ? Et Dieu le Père infiniment bon qui permet la mort, donnerait-il quelque chose de mauvais à ses enfants ? Et quand ce même Père, actif en tout, transforme la chrysalide en papillon, est-ce vraiment mourir de grande mort ? Voyez la joie du papillon... La certitude de l'Amour fou de Dieu pour nous ne fait-elle pas contrepoids à toutes nos peurs et questionnements ? La confiance totale, voilà le remède à tous les maux de la vie...
Alphonse Goettmann
Cette pratique de la mort incessante est la pratique même de la vie en plénitude, de la résurrection dès maintenant.
«Celui qui ne vit pas avec la mort tous les jours, ne vit pas du tout» dit Graf Durckheim, ce sage de notre temps ; «ne vit vraiment que celui qui sait vraiment mourir... Il n'y a finalement pas de Joie hors de la mort».
Mourir n'est une obsession macabre et désespérante aue pour celui qui est encore prisonnier de lui-même et de son avoir, de son moi psychique et mondain. Mais celui qui s'exerce à la mort plonge dans son esprit qui, lui, ne peut plus mourir depuis que le Christ l'a sauvé ; le soleil a-t-il peur de la nuit ? Et Dieu le Père infiniment bon qui permet la mort, donnerait-il quelque chose de mauvais à ses enfants ? Et quand ce même Père, actif en tout, transforme la chrysalide en papillon, est-ce vraiment mourir de grande mort ? Voyez la joie du papillon... La certitude de l'Amour fou de Dieu pour nous ne fait-elle pas contrepoids à toutes nos peurs et questionnements ? La confiance totale, voilà le remède à tous les maux de la vie...
Alphonse Goettmann
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