Par la création,Dieu dit, fait savoir, conseille et ordonne à toutes les créatures, du fait même qu'il les crée, de le suivre, de le prendre pour fin, de retourner en hâte vers lui, cause première de tout leur être,conformément à ces mots: les fleuves retournent au lieu d'où ils viennent Ceux qui ne recherchent rien, ni les honneurs, ni l'utilité, ni le don intérieur de soi, ni la sainteté, ni la récompense, ni le royaume des cieux, mais qui ont renoncé à toutes ces choses, même à ce qui leur est propre, c'est en ces hommes que Dieu est honoré Maître Eckhart |
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HeureuxHeureux ceux qui respectent mes mains décharnées et mes pieds déformés.Heureux ceux qui conversent avec moi bien que j'aie désormais quelque peine à bien entendre leurs paroles. Heureux ceux qui comprennent que mes yeux commencent à s'embrumer et mes idées à s'embrouiller. Heureux ceux qui, en perdant du temps à bavarder avec moi, gardent le sourire. Heureux ceux qui jamais ne me font observer : "C'est la troisième fois que vous me racontez cette histoire !". Heureux ceux qui m'assurent qu'ils m'aiment et que je suis encore bonne ou bon à quelque chose. Heureux ceux qui m'aident à vivre l'automne de ma vie... Saint Vincent de Paul |
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Parlez-nous des enfantsEt une femme qui portait un enfant dans les bras dit : "Parlez-nous des Enfants". Et il ditVos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, niais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ; Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. Khalil Gibran, Le prophète |
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Être en relation...Je veux t'aimer sans m'agripper, t'apprécier sans te juger, te rejoindre sans t'envahir, t'inviter sans insistance, te laisser sans culpabilité, te critiquer sans te blâmer, t'aider sans te diminuer. Si tu veux bien m'accorder la même chose, alors nous pourrons vraiment nous rencontrer et nous enrichir l'un l'autre. V. Satir |
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Voici que je me tiens à la porte et que je frappe.Si quelqu'un écoute ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je dînerai avec lui et lui avec Moi.Le vainqueur, je lui donnerai de s'asseoir sur mon trône tout comme moi j'ai été vainqueur et me suis assis avec mon père sur son trône. (Christ) Ils peuvent bien me tuer, ils ne peuvent pas me nuire. (Socrate) On m'a montré le paradis et j'ai vu que la majorité de ses habitants étaient des femmes. (Mohammed) Vous ne pouvez être que ce que vous êtes. Détendez-vous! L'existence a besoin de vous tel que vous êtes.(Osho.Rajneesh) |
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Accueillir notre humanitéLa prise de conscience que nous appartenons à une humanité commune, et que cette appartenance est plus fondamentale que tout autre appartenance, a changé beaucoup de mes attitudes et ma vision de l'être humain. Elle m'a aidé à me libérer de compulsions égocentriques et de blessures intérieures, m'a incité à mieux accueillir ceux qui sont différents, les « étrangers », et même ceux qui nous agressent, les « ennemis ». Passer de l'égoïsme à l'amour, de l'esclavage à la liberté, de l'enfermement sur soi à l'ouverture aux autres, c'est grandir ; c'est le chemin vers la pleine maturité humaine.Nous sommes tous appelés à la libération du coeur, à nous ouvrir aux autres et à découvrir ce qui fait le fond de notre être, notre humanité commune. Mais cette libération est un long cheminement, depuis l'angoisse et l'enfermement sur nous-mêmes, où nous nous sentons coupés des autres, jusqu'à un amour plénier qui nous transforme et nous permet d'aider les autres à se transformer. Ce cheminement, nous ne pouvons l'accomplir seuls. Il implique que nous appartenions, à un moment ou un autre, à un groupe ouvert qui aide chacun à vivre un dialogue harmonieux avec les autres, à l'intérieur comme à l'extérieur du groupe. [...] On peut s'étonner que les faibles et les exclus puissent être des maîtres en humanité, mais c'est la vérité que je découvre en vivant avec eux. Jean Vanier, Accueillir notre humanité, Ed. Presses de la Renaissance |
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Le miroirJamais vous ne pourrez vous voir vous-même dans un miroir. Un miroir peut être utile à votre toilette, voire indispensable, mais ce n'est pas dans un miroir que vous trouverez la révélation de vous-même. Vous ne pouvez pas vous regarder priant dans un miroir, vous ne pouvez pas vous voir comprenant dans un miroir. Votre vie profonde, celle par laquelle vous vous transformez vous-même, c'est une vie qui s'accomplit dans un regard vers l'autre.Dès que le regard revient vers soi, tout l'émerveillement reflue et devient impossible. Quand on s'émerveille, c'est qu'on ne se regarde pas. Quand on prie, c'est qu'on est tourné vers un autre ; quand on aime vraiment, c'est qu'on est enraciné dans l'intimité d'un être aimé. Il est donc absolument impossible de se voir dans un miroir autrement que comme une caricature si l'on prétendait y trouver son secret. La vie profonde échappe à la réflexion du miroir ; elle ne peut se connaître que dans un autre et pour lui. Quand vous vous oubliez parce que vous êtes devant un paysage qui vous ravit, ou devant une oeuvre d'art qui vous coupe le souffle, ou devant une pensée qui vous illumine, ou devant un sourire d'enfant qui vous émeut, vous sentez bien que vous existez, et c'est même à ces moments-là que votre existence prend tout son relief, mais vous le sentez d'autant plus fort que justement l'événement vous détourne de vous-même. C'est parce que vous ne vous regardez pas que vous vous voyez réellement et spirituellement, en regardant l'autre et en vous perdant en lui. C'est cela le miracle de la connaissance authentique. Dans le mouvement de libération où nous sortons de nous-mêmes, où nous sommes suspendus à un autre, nous éprouvons toute la valeur et toute la puissance de notre existence... Dans ce regard vers l'autre, nous naissons à nous-mêmes. M. Zundel |
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